Comme chaque année depuis 2003, les Cahiers du Football ont dévoilé la liste des joueurs en lice pour le Ballon de plomb 2008, aussi appelé Trophée Francis Llacer du nom de l’illustre 1er vainqueur de la récompense sacrant le pire joueur de L1 en termes de «performances footballistiques, des choix de carrière et de mentalité».
Le premier de la liste se nomme Douglao du FC Nantes
Gaël Givet – Olympique de Marseille
Voici l’un des grandissimes favoris pour le Ballon de plomb. Gaël Givet est le seul nominé à s’être débrouillé pour passer, en un peu plus de deux ans, du statut de vice-champion du monde 2006 à celui de remplaçant de Renato Civelli, qui, lui-même, supplée de Ronald Zubar, une autre gloire olympienne postulant au titre de Ballon de plomb. Une performance si ahurissante que ce ne serait que justice de le récompenser.
Stéphane Dalmat et Moumouni Dagano– FC Sochaux
Ils n’ont vraiment pas marqué l’histoire du FC Sochaux la saison dernière, bien au contraire. A la pointe de l’attaque doubienne, le premier a marqué en tout et pour tout… zéro but. Quant au second, avec 4 nominations consécutives au Ballon de plomb depuis 2005, inutile de souligner son statut de favori : Stéphane Dalmat a joué dans pas moins de 13 clubs depuis le début de sa carrière sans jamais réussir à s’imposer. Après de tels exploits, le duo sochalien sera-t-il récompensé ?
Everton Santos et Willamis Souza – Paris Saint-Germain
Le PSG a eu la lumineuse idée de recruter Leandro Everton Santos et Willamis Souza au début de l’exercice passé. Mauvaise pioche, la paire offensive brésilienne n’a pas été d’attaque du tout en 2007/2008 (et ne l’est toujours pas d’ailleurs).Leur avantage ? Ils sont si peu souvent titularisés (Allez savoir pourquoi…) qu’ils auront tout le temps pour préparer de beaux discours en cas de victoire.
Ronald Zubar – Olympique de Marseille
Après Gaël Givet, un autre défenseur central marseillais mérite sans l’ombre d’un doute, sa place parmi les nominés. Ronald Zubar est incontestablement l’un des concurrents les plus redoutables en course pour le titre : sa défense et ses relances aussi approximatives que contre-productives font de lui l’un des favoris.
Michael Gravgaard – FC Nantes
La saison dernière, la cellule de recrutement nantaise s’est surpassée à un point tel qu’elle nous offre un second nominé : le Danois Michael Gravgaard. Le plus gros point fort du défenseur scandinave recruté lors du mercato d’hiver est son altruisme inconditionnel … envers ses adversaires : ces derniers ne lui dénieraient pas le Ballon de plomb tant il leur aura servi des caviars.
Kader Keita – OL
Arrivé dans le Rhône, en provenance de Lille, pour la coquette somme de 14 millions d’euros, l’attaquant ivoirien n’a pas trouvé sa place au sein du groupe lyonnais, si ce n’est celle de figurant. Précédé d’une réputation de terreur des surfaces de classe européenne au moment de son transfert, il a effectivement donné des sueurs froides mais uniquement à Alain Perrin.
Patrick Kluivert – Lille
Le point commun entre le championnat de « soccer » américain et la Ligue 1 ? Ils attirent tous les deux à peu près autant d’anciennes légendes du football en semi-retraite. Patrick Kluivert est un peu notre David Beckham à nous, la motivation en moins. L’ex-star néerlandaise, qui a fait les beaux jours du Barça de Louis Van Gaal, a été relégué sur le banc lillois par Frau et Mirallas. Sans commentaire
Jerko Leko – AS Monaco
Transféré à Monaco après 4 ans passés au Dynamo Kiev, Jerko Leko dit le « Boucher du Rocher» s’inscrit, tout comme Rool et Jurietti, dans la lignée des grands poètes de la Ligue 1. Le surnom du rmilieu de terrain croate, aussi agressif qu’inefficace, suffit à justifier sa présence parmi les émérites postulants au titre de Ballon de plomb 2008.
Frédéric Piquionne - OL
S’il fallait élire le joueur ayant fait le choix de carrière le plus farfelu et suicidaire l’année dernière, Frédéric Piquionne l’emporterait haut la main. Pourquoi opter pour Lyon quand on sait que le club joue avec une pointe et que Karim Benzema et Fred sont déjà bien installés ? Mystère. Résultat : il fait banquette et les Bleus, qui lui ouvraient alors les bras, lui ont claqué la porte au nez.