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Que peut-on retenir de cette équipe de France contre la Roumanie ? Que ressortir entre le froid glacial du début et le plus chaud de la seconde période, entre le forfait de Patrick Vieira, les deux buts encaissés en 17 minutes et les deux marqués par les meilleurs Bleus d’hier soir, Ribéry et Gourcuff ?…
Posté le 13/10/2008 - 04:45 par Didier Roustan (AOL)
Posté le 11/09/2008 - 10:28 par Didier Roustan (AOL)
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Vous êtes sans doute au courant des propos tenus par Raymond Domenech en préambule de sa conférence de presse, aujourd’hui, à Clairefontaine. En commençant celle-ci, en estimant que les journalistes étaient bien nombreux, par quelque chose du genre : « Il y a du monde aujourd’hui. Ah oui, c’est vrai, l’odeur du sang vous intéresse… Je suis content d’une seule chose, la guillotine n’existe plus, sinon certains se seraient fait un malin plaisir à me mettre sur l’échafaud… »
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Nous nous retrouvons donc à 48 heures d’un France-Serbie qui sent vraiment la poudre et, inconfortablement assis sur le baril, nous avons en première loge Raymond Domenech et en seconde l’équipe de France. C’est un cas de figure qui est assez gênant, ce qui n’est pas l’idéal pour préparer un match d’une telle importance, mais comment dissocier l’un de l’autre pour les raisons que vous savez. Nos jeunes coqs sont en plein doute et il faut espérer que le début de match soit plutôt à leur avantage, sinon je crains le pire avec le côté particulièrement versatile du stade de France. Domenech n’a finalement pas changé d’un iota au niveau de sa conception du football (ce qui peut se comprendre d’ailleurs, on ne peut pas comme cela se transformer d’un coup de baguette magique). Va-t-il nous sortir un ou deux lapins de son chapeau ? Peu probable à mon avis… C’est pourquoi, entre autre, je redoute particulièrement ce match, même si la Serbie, actuellement, n’est quand même pas un foudre de guerre.
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Pour un début catastrophique dans ces éliminatoires, c’est un début catastrophique. Car être battu 3 buts à 1 par une équipe d’Autriche qui a, certes, bien joué le coup, mais qui occupe tout de même la 101e place du classement FIFA, juste devant l’Albanie et derrière le Congo, il me semble que le mot n’est pas trop fort. De toute manière, ça sentait un peu le match piège, car l’Autriche ce n’est tout de même pas Andorre ou les Iles Féroé et le match amical de la mi-août contre la Suède ne m’avait, pour ma part, pas spécialement rassuré d’un point de vue défensif notamment. Evidemment, la qualification est loin d’être perdue. Ce n’est pas le moment de dramatiser mais d’essayer, malgré la déception, d’avoir un peu de recul pour disséquer les insuffisances actuelles de notre équipe nationale… Je dis « actuelles » mais, en fait, tout cela ne date pas, d’aujourd’hui.
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Dans deux jours, nous entamons les éliminatoires de la Coupe du monde, dans un groupe largement à notre portée mais avec, ici et là, évidemment, des matchs piège. Cet Autriche-France en fait partie, surtout qu'après la débâcle de l'Euro, nous ne connaissons plus vraiment la réelle valeur de l'équipe de France. Comme cela était le cas, autrefois, après le retrait de Kopa et, bien des années plus tard, celui de Platini, l'après Zidane est manifestement difficile à digérer.
Posté le 24/08/2007 - 04:30 par Didier Rossignol-Francini