L'exode se poursuit en F1, ce qui commence à sérieusement inquiéter la FIA. Honda à l'automne dernier, BMW en cours de saison et maintenant tour à tour Bridgestone qui annonce son départ la saison prochaine juste avant que Toyota ne prenne également la porte. La FIA a demandé des explications à l'équipe japonaise car elle avait il y a quelques semaines paraphé les Accords Concorde jusqu'en 2012.

L'afflux des nouvelles équipes (Campos, USF1, Manor, Lotus) va permettre de cacher la réalité. Car à n'en pas douter, le départ de Toyota représente une bien mauvaise nouvelle pour la Formule 1. Cela faisait plusieurs semaines que différentes rumeurs faisaient état d'une réflexion quant à la continuité du constructeur japonais en F1. Le verdict est tombé et laisse perplexe la FIA qui a rapidement fait part de ses interrogations et demandé des "
clarifications urgentes
", annonce jeudi un communiqué.
L'interrogation porte aujourd'hui sur les conséquences de ce départ immédiat. De fait, cela fait des années que la Fédération internationale plaide la cause de la réduction drastique des coûts. Les équipes ont fini par avancer sur le sujet mais la crise économique a sensiblement modifié la donne. Toyota annonce son départ mais l'écurie avait signé les Accords Concorde garantissant sa présence au moins jusqu'en 2012. Cela induit forcément un arrangement à venir. "
La FIA va désormais travailler pour s'assurer que le départ de Toyota va s'effectuer dans le meilleur intérêt du championnat
", poursuit le communiqué.
Un repreneur à la Brawn GP ?
Toyota va donc tout de même devoir mettre la main à la poche, soit sous la forme d'un dédommagement, soit sous la forme d'une aide au futur repreneur. Cela pourrait en effet permettre de poursuivre l'aventure sous un autre nom comme avait pu le faire Brawn GP avec Honda lors de la dernière intersaison. En gros, afin d'éviter de payer des pénalités, Toyota céderait gratuitement son écurie et aiderait le futur repreneur. C'est une solution et cela aura des conséquences quant à l'attribution du 13e billet d'entrée que convoitent toujours les repreneurs de BMW Sauber...
Le cas de Bridgestone en revanche est différent. Le manufacturier a en effet annoncé qu'il ne serait pas candidat à sa propre succession lors du prochain appel d'offres concernant le manufacturier unique. Michelin n'était pas intéressé par cette proposition car il n'y avait pas de concurrence, Bridgestone n'est plus intéressé en raison de la crise économique. Il y aura donc du changement mais la FIA a de longs mois devant elle pour se préparer.
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