Indigeste face à l'OM (0-1), vendredi soir lors du clasico comptant pour la 10e journée de
Ligue 1
, le
PSG
inquiète. La victoire à
Sochaux
début novembre (4-1), après deux mois de disette, et le retour d'Erding avaient redonné de l'ambition au club de la capitale. Mais après cette nouvelle défaite sans saveur au Vélodrome, seul le doute est permis.

La tradition est tenace au
PSG
, ce qui n'est pas forcément pour rassurer les supporters du club. Quelle tradition ? Celle qui fait de novembre le mois de la descente aux enfers et de la crise. 2009 ne déroge pour l'instant pas à la règle même si, étonnamment, aucun signal d'alarme n'a encore été tiré. Du moins publiquement. La défaite de vendredi soir face à l'OM (0-1), au Vélodrome, n'a pourtant rien de rassurant. Pas plus que celle concédée il y a quinze jours contre
Nice
(0-1), au Parc des Princes cette fois-là. Mais Paris, habituellement tremblant, ne frissonne même pas. Ne frissonne même plus.
Et si le fond du problème était là ? Malgré la situation préoccupante au classement qui voit les Franciliens n'occuper que le treizième rang, ils n'ont montré aucun signe de rébellion lors du clasico comptant pour la 10e journée de
Ligue 1
. Le but chanceux de Gabriel Heinze (25e) est venu alourdir leur bilan sans qu'ils n'aient la capacité de réagir. A tel point que, même lorsqu'ils ont mis le pied sur le ballon en fin de match, et fait reculer les Marseillais, ils n'ont jamais semblé en mesure d'égaliser. Jamais, sauf sur une occasion de Jean-Eudes Maurice, qui a manqué son contrôle (82e). Comme un symbole.
Cela n'a pas été pour déplaire à
Steve Mandanda
, qui n'a eu qu'une vraie parade à effectuer, sur une frappe en pivot de Mevlut Erding avant la pause (39e). Pour une équipe qui, dixit Antoine Kombouaré, devait
"se bouger le cul"
, c'est vraiment trop peu.
"Se mettre à douter, se dire que ça ne va pas, serait une erreur
, a pourtant estimé Stéphane Sessegnon après la rencontre.
OK, on n'est pas bon en ce moment et on ne fait pas les matches qu'il faut. On n'est pas obligé de faire des matches parfaits, mais juste ce qu'il faut pour d'abord gagner. On peut se poser des questions mais surtout ne pas douter."
Si Kombouaré n'était pas "Casque d'or", serait-il toujours en place ?
Il y a pourtant de quoi. Si la victoire obtenue à
Sochaux
(4-1) début novembre, qui a coïncidé avec le retour de Mevlut Erding en attaque, a pu faire croire aux Parisiens que leurs deux mois de disette précédents étaient à conjuguer au passé, les deux défaites contre
Nice
et
Marseille
leur ont prouvé le contraire. De leur match sans saveur au Vélodrome est même ressortie une édifiante impression de stérilité offensive et de monotonie dans l'engagement, comme si l'on savait à l'avance que ce
PSG
-là ne marquerait jamais.
"La première période est très décevante, on a été mangé dans les duels, perdu beaucoup de ballons. On n'a pas pris nos responsabilités dans le jeu"
, appuie d'ailleurs l'entraîneur parisien.
Antoine Kombouaré est d'ailleurs le seul, semaine après semaine, à alerter son groupe sur le danger de se complaire dans cet état d'esprit, mais pour l'instant, force est de constater que son discours ne passe pas. Oui, le PSG n'a pas encore trop à s'inquiéter de la zone rouge. Mais non, il ne doit pas non plus l'occulter. Car la dynamique actuelle ne laisse aux Parisiens aucune possibilité de viser plus haut.
"On est les premiers déçus et on sait que le coach fait beaucoup d'efforts de son côté, nous aussi
, note Stéphane Sessegnon.
Maintenant dans une saison, il y a des périodes où ça ne tourne pas. Il faut bien réfléchir à tout ça et rebondir rapidement."
Pour le PSG, ça ne tourne plus depuis la fin août et une victoire devant
Lille
(3-0). Depuis, une seule victoire. De la à dire que le siège d'Antoine Kombouaré devient bancal... Cette perspective n'a pas encore été évoquée au sein d'un club plus calme que par le passé, car moins exposé aux vents des hautes cimes du championnat. Ce qui n'est pas plus flatteur. Mais s'il n'avait pas été "Casque d'or", le coach du PSG serait-il toujours en place ? Une question peut-être prématurée mais qui pourrait vite devenir d'actualité. Surtout s'il n'y a rien de neuf contre
Auxerre
, dans une semaine.
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