Parmi les très rares Parisiens, voire le seul, à s'être un peu attardé sur la défaite du
PSG
vendredi soir à
Marseille
(1-0), Stéphane Sessegnon n'a pas caché le fait que le jeu de son équipe était loin d'être séduisant. Si le milieu de terrain peine à expliquer pourquoi cela ne tourne pas rond dans la capitale, il espère que le doute ne s'installera pas.
On ne peut pas dire que votre performance collective à
Marseille
soit très aboutie. Quel sentiment prime après cette défaite ?
Déçu, bien sûr, un peu en colère aussi par rapport au match que l'on a fait. C'est vrai, on n'a pas livré une grosse prestation, c'est dommage car il y avait de la place. Il faut dire aussi qu'on est tombé sur une équipe de l'OM qui a bien maitrisé son sujet et a su élever son niveau de jeu. Nous, on était en dessous de ce que l'on est capable de faire.
L'équipe n'était-elle pas un peu paralysée par le poids du match ?
Quand on arrive à ce niveau de compétition, on est tous professionnels, et on sait ce que l'on a à faire. Non, on n'était pas paralysé, peut être une envie de trop bien faire et on s'est mis en difficulté tout seul. On ne s'est pas procuré d'occasions en première période et on s'est réveillé un peu trop tard à la fin. Il faut se servir de ce qui n'a pas marché pour la suite.
On a vu justement un bon dernier quart d'heure de la part du
PSG
. Quelles sont les points positifs à retenir ?
On a essayé de réagir mais l'OM était bien en place, on n'a pas réussi à trouver la brèche. Il y a des jours comme ça, où on n'y arrive pas et on se demande pourquoi vu le potentiel du groupe. Est-ce un problème individuel ou collectif ? Surtout, il ne faut pas s'arrêter car on a toujours l'ambition d'aller plus haut, il faut vite se remettre en question.
N'est-ce pas finalement assez inquiétant car cela dure depuis un moment ? Ne doutez-vous pas ?
Se mettre à douter, se dire que ça ne va pas serait une erreur. OK, on n'est pas bon en ce moment et on ne fait pas les matches qu'il faut. On n'est pas obligé de faire des matches parfaits mais juste ce qu'il faut pour d'abord gagner. On peut se poser des questions mais surtout ne pas douter.
Votre coach, Antoine Kombouaré, multiplie les coups de gueule mais, visiblement, ça ne change pas grand-chose...
On est les premiers déçus et on sait que le coach fait beaucoup d'efforts de son côté, nous aussi. Maintenant dans une saison, il y a des périodes où ça ne tourne pas. Il faut bien réfléchir à tout ça et surtout rebondir rapidement.
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